Arrivée à la voile un peu par hasard, Marie a rapidement trouvé sa place à bord, portée par le plaisir de naviguer et la richesse des moments partagés. Attachée à la nature, curieuse d’apprendre et toujours attentive à ses coéquipiers, elle aime avant tout profiter de l’instant présent. Et chez Marie, prendre soin de son coéquipier passe aussi par quelques petites provisions à partager ! ⛵
Depuis quand navigues tu et comment as-tu découvert la voile ?
J’ai toujours aimé la montagne et les grands espaces. Quand j’étais étudiante à Rennes, cela me manquait. J’ai alors pensé à la voile. Des amis m’ont parlé du « stop ponton » pendant la régate d’hiver Dinard–Saint-Malo. Je suis arrivée un dimanche. Les conditions étaient mauvaises et un équipier avait débarqué la veille. J’ai ri toute la journée, je me suis sentie bien… Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé à quel point cela avait pu être dangereux !
Qu’est-ce qui t’a donné envie de continuer après tes premières sorties ?
L’équipage était content de cette première journée et du bon résultat. Ils ont apprécié mon calme et ma bonne humeur et m’ont proposé de continuer. J’étais flattée ! J’ai poursuivi pendant deux ans au winch bâbord, avec application. Ils m’appréciaient et ne me reprochaient pas facilement mes erreurs. Nous formions une vraie équipe. Il nous arrivait de crier, mais jamais après moi : ils me protégeaient. Je leur en suis reconnaissante, nous avons passé de très bons moments.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans la voile aujourd’hui ?
J’ai de plus en plus besoin de la présence de l’eau, de la petite rivière à l’océan. C’est précieux pour moi. J’aime composer avec les éléments, voir les cygnes s’envoler, remarquer l’arrivée de l’automne… J’aime simplement être là. Et j’aime aussi apprendre.
Tu sembles avoir un vrai talent pour prendre les choses avec légèreté et bonne humeur… Est-ce que la voile t’apporte aussi cette parenthèse dans ton quotidien ?
J’espère ne pas me prendre trop au sérieux, même au quotidien ! J’essaie de rester attentive, présente et simple. Le samedi à la voile ouvre le week-end. Je suis contente qu’un autre temps commence.
Tu es aussi très attentive à tes coéquipiers. On te voit souvent arriver avec tes noix de cajou ou quelques gâteaux pour les petits coups de mou ! Est-ce que, pour toi, l’esprit d’équipe et le fait de prendre soin des autres font partie de la voile ?
Je garde mes habitudes de la montagne : j’apporte à boire et quelques petites choses à grignoter, pour se réchauffer et partager un moment ensemble. Le manque de sucre et le froid peuvent jouer sur la concentration, alors j’y fais attention. Prendre soin des autres fait pleinement partie de la voile, même si chacun reste responsable de lui-même.
Quel est ton meilleur souvenir au club ou sur l’eau jusqu’à présent ?
Je garde un très bon souvenir de l’accueil de Christophe et Catherine. Avec leurs sourires et leur sérieux, j’ai tout de suite senti que ça allait le faire !
Je pense aussi à ma première régate à La Frette-sur-Seine, avec François. Il y avait beaucoup de bateaux sur la ligne de départ, c’était impressionnant et tendu, mais j’avais confiance et je me sentais bien.
Qu’est-ce qui t’a le plus surprise depuis que tu as commencé la voile ?
Le jour où je me suis retrouvée à la barre, cela m’a beaucoup impressionnée. Tous les sens sont en éveil. C’est un mélange de lâcher-prise et de prise de décision.
Comment décrirais-tu l’ambiance du CVBS et qu’est-ce qui te plaît particulièrement dans la vie du club ?
Il y a une très bonne ambiance au CVBS. Le sérieux et le sens des responsabilités me rassurent, dans un climat joyeux. Il y a de l’entraide et de la bienveillance.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite encore à se lancer ?
- Viens simplement essayer !





