portrait de Laurence: un regard sur la voile


Au CVBS, la voile se vit aussi au féminin !

Nous vous proposons de découvrir celles qui naviguent, régatent et contribuent à la vie du club.

Portrait de navigatrice : Laurence Ledoux

Toujours avec un regard attentif, sur l’eau comme derrière l’objectif, Laurence fait partie de celles qui font vivre le club autrement. ⛵📸

Navigatrice depuis de nombreuses années, elle aime avant tout partager, transmettre et profiter des plaisirs simples qu’offre la voile, loin de la recherche de performance à tout prix.

Photographe du club, elle capture les instants de navigation, les jeux de lumière sur la Seine et les sourires des équipages. Également engagée au sein de l’association Maisons-Laffitte Développement Durable (MLDD), elle porte un regard attentif sur l’environnement qui nous entoure.

Entre voile, photographie et engagement bénévole, Laurence nous raconte ce qui la fait revenir sur l’eau année après année

 Depuis quand navigues-tu et comment as-tu découvert la voile ? 

J’ai fait mon premier stage de voile avec les Glénans à l’âge de 17 ans, après une première expérience en colo qui m’avait bien plu : donc ça ne date pas d’hier ! 

Ensuite j’ai progressé grâce aux Glénans, entraîné mon compagnon et pendant quelques années nous louions de temps en temps un petit habitable pour naviguer en Bretagne, en Vendée, et parfois plus loin. 

Puis la vie familiale et professionnelle a fait que nous avons arrêté la voile, mais, habitant désormais Maisons-Laffitte, j’avais bien repéré cette association qui proposait de faire de la voile à côté de chez moi : je me suis lancée en 2020. 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans la voile aujourd’hui ? 

Aujourd’hui faire de la voile pour moi ça veut dire venir naviguer au CVBS, puisque je ne suis pas encore retournée en mer. 

Bien sûr, la Seine ce n’est pas la mer, mais c’est bien aussi : à 5km de chez moi je peux éprouver le plaisir d’être sur l’eau, de tirer des bords par tous les temps : le petit temps qui demande de la concentration etde l’observation, et des vents plus soutenus qui font éprouver le plaisir de la glisse et de la maîtrise – enfin j’essaie – dans des conditions plus difficiles. 

Et puis il y a une ambiance très sympa au club et beaucoup de bienveillance, c’est très important. 

Tu aimes particulièrement transmettre, qu’est-ce que cela représente pour toi ? 

En effet, dans le domaine de la voile comme dans d’autres domaines, j’aime bien former les plus novices. Je ne sais pas pourquoi en fait. Peut-être pour le plaisir de voir progresser mes « élèves » ? 

Tu es aussi la photographe du club : qu’aimes-tu capter à travers tes photos ? 

Je pratique la photo depuis que je suis ado, mais je ne m’y suis mise sérieusement que depuis peu. Elle me procure des émotions, et une forme d’accès à l’art (là je parle des grands photographes, pas de moi). 

Quand je suis disponible pour venir au CVBS, j’arbitre entre naviguer ou prendre des photos, en fonction des circonstances et de mon agenda. Quand je prends des photos sur l’eau, j’ai l’occasion de faire des portraits sur le vif, de jouer avec la lumière sur la Seine et sur les voiles, et j’espère de faire plaisir aux personnes que je prends en photo, qu’il s’agisse d’un portrait ou d’une photo en plan plus large. 

As-tu un moment ou une image qui t’a particulièrement marquée ? 

Pas un moment en particulier mais plusieurs : quand le vent est léger et régulier, que le bateau glisse sans effort sur l’eau, avec la végétation des berges en arrière-plan : pas de stress, pas de tension, pas de pensée parasite, juste l’attention nécessaire pour faire durer ce moment. 

Comment vois-tu l’évolution d’une personne qui débute au club ? 

Les personnes qui arrivent au club sont soit débutantes, soit plus ou moins expérimentées. Je vois que les débutants progressent bien grâce à de multiples expériences : différentes conditions météo, différents coéquipiers qui souvent leur font rapidement confiance pour barrer. Est-ce qu’il faudrait un petit peu plus de théorie en-dehors des séances d’hiver ? Pas sûr puisque visiblement ça marche bien comme ça. 

Ton engagement avec l’association Maisons-Laffitte Développement Durable (MLDD) et les actions de nettoyage des berges montrent aussi ton attachement à l’environnement. Est-ce un aspect important pour toi dans la pratique de la voile ? 

Il y a en effet une grande cohérence et pas d’incompatibilité : ce serait plus compliqué si j’étais fan de rallye automobile ! Je peux venir au club à vélo, l’impact environnemental de l’activité est réduit, et elle se pratique dans un milieu naturel agréable : l’eau (bon, pas toujours nickel), les berges arborées, bien que nous soyons dans un environnement assez urbain. 

Il y a aussi des aspects sociaux : faire de la voile avec un budget limité, c’est possible ! L’ouverture à un public handicapé, les efforts faits pour attirer plus de femmes, tout cela va dans le bon sens. 

L’engagement bénévole des membres est également indispensable pour que ça fonctionne bien : les membres du CA, les MIBs, chaque membre donnant un coup de main à l’occasion : mise à l’eau, sécu, comité, etc. 

Et enfin cela montre qu’il n’y a pas besoin d’aller au bout du monde, ou même au bout de la France, pour pratiquer ce genre d’activité. On parle de plus en plus de sobriété : ce n’est ni un gros mot, ni une punition : on peut se faire plaisir en faisant une balade à vélo ou en naviguant sur la Seine à côté de chez soi dans un environnement très agréable. 

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui hésite à se lancer ? 

Juste : il faut oser et essayer ! C’est facile : il suffit de contacter le club et de s’inscrire pour un baptême. 

Il faut peut-être se faire un peu violence au départ pour sortir de sa zone de confort. Se faire quelques frayeurs au début quand il y a du vent, mais sans grand risque. Se donner l’occasion d’éprouver des émotions et de vivre des moments intenses. 

En plus c’est une activité physique complète : mine de rien, sur un bateau on bouge sans cesse et tous les muscles travaillent ! 

Les débutants trouveront au club des gens prêts à les aider à tous les niveaux, et encore une fois de la bienveillance, pendant et après la navigation. Et ils apprennent et progressent, et peuvent participer à des régates rapidement s’ils en ont envie et sans que cela soit une obligation : au plaisir de la navigation ils ajouteront les émotions de la compétition.


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